En bref
Demon Slayer habille ses personnages comme le Japon des années Taisho, entre tradition et mode occidentale. Les pourfendeurs portent un uniforme à col montant, un pantalon large serré au mollet et, par-dessus, un haori, la veste traditionnelle. Nezuko et Tamayo portent le kimono et l’obi, Kokushibo le hakama des samouraïs, Daki les hautes geta des courtisanes. Aux pieds, des chaussettes tabi et des sandales zori, aux mollets des jambières. Voici chaque vêtement, ce qu’il est et qui le porte.
Au sommaire
Les vêtements de Demon Slayer ne sont pas des costumes de fantaisie. Presque tous existent, portent un nom précis et répondent à un usage : on ne met pas les mêmes sandales pour marcher en montagne et pour défiler dans une rue de plaisirs, on ne noue pas l’obi de la même manière à quinze ans et à trente. L’autrice a puisé dans la garde-robe réelle du Japon, celle des paysans, des samouraïs, des courtisanes et des citadins qui découvraient le costume occidental.
Connaître ces noms aide à lire les personnages, et à choisir un cosplay qui tienne debout. Notre page sur l’univers de Demon Slayer présente le monde de la série, et notre article sur l’ère Taisho de Demon Slayer raconte l’époque où se déroule l’histoire, entre tramways, lampes électriques et villages sans route.
Une garde-robe entre deux mondes
L’histoire se déroule au début des années Taisho, dans un Japon qui s’habille de deux façons à la fois. Dans les grandes villes, les hommes d’affaires portent le costume, la chemise et le chapeau, les étudiants un uniforme à col montant inspiré des tenues militaires européennes. À la campagne, presque tout le monde garde le kimono, les sandales de paille et les vêtements de travail. La famille Kamado, charbonniers dans la montagne, vit encore entièrement à la japonaise.
Muzan incarne l’autre côté. Quand Tanjiro le croise à Asakusa, il porte un chapeau blanc à ruban sombre, un costume noir brodé, une cravate blanche et des chaussures de ville, et sa compagne humaine un chapeau cloche et une robe élégante. Le démon le plus ancien de la série est aussi le plus moderne dans sa mise : il change d’apparence au gré des siècles et suit toujours la mode du moment.
L’uniforme des pourfendeurs mélange les deux. La veste noire à col montant et boutons dorés ressemble à celle des écoliers de l’époque, le pantalon large rappelle le hakama, et le haori passé par-dessus vient tout droit de la tradition. Notre article sur l’uniforme des pourfendeurs détaille la tenue fournie par l’armée, sa fibre spéciale et le caractère inscrit dans le dos.
Le kimono et ce qu’on porte dessous
Le kimono est une longue robe droite, croisée sur la poitrine, le pan gauche toujours par-dessus le droit, et maintenue à la taille par une ceinture. Croiser dans l’autre sens est réservé aux défunts, qu’on habille ainsi pour les funérailles. Sous le kimono, on porte le nagajuban, un sous-vêtement de coton ou de soie qui protège l’étoffe du dessus et dont le col dépasse un peu à l’encolure.
Nezuko porte un kimono rose pâle aux manches courtes, couvert de feuilles de chanvre, sur un nagajuban blanc qui lui descend jusqu’aux genoux. La coupe est celle d’une fille de la campagne, faite pour travailler et bouger. Tamayo porte au contraire un kimono sombre semé de camélias rouges, la tenue d’une femme de la ville qui sort dans la foule d’Asakusa sans attirer l’attention. Notre article sur le kimono et le motif asanoha de Nezuko détaille chaque pièce de sa tenue.
Dans le quartier des plaisirs, les trois garçons doivent eux aussi passer le kimono. Tengen Uzui les déguise en filles pour les faire entrer dans les maisons de courtisanes : Tanjiro devient Sumiko, Zenitsu Zenko et Inosuke Inoko, ce dernier en yukata indigo, le kimono léger de coton. Le maquillage épais et les couettes nouées de rubans font rire, mais le kimono leur sert à se fondre dans le décor. Notre article sur l’arc du quartier des plaisirs raconte cette mission.

Cosplay Nezuko adulte
Kimono rose à feuilles de chanvre, obi noué, haori sombre et perruque, de l’enfant à l’adulte.
Voir le produit · à partir de 54,90 €L’obi, la ceinture qui tient tout
L’obi est la large ceinture qui ferme le kimono. Il n’a ni bouton ni boucle : on l’enroule plusieurs fois autour de la taille et on le noue, le plus souvent dans le dos. Deux accessoires l’accompagnent souvent, l’obiage, une écharpe de tissu qui en cache le haut, et l’obijime, un cordon noué devant qui le tient en place. Nezuko porte les deux, un obiage vert et un obijime noué sur son obi à damier.
Chez les courtisanes, l’obi change de place. Les oiran de haut rang le nouaient devant, en un nœud large et lourd, ce qui les distinguait des autres femmes. Daki, cachée sous les traits de l’oiran Warabihime, en fait même une arme : son pouvoir de démone repose sur des ceintures de tissu vivantes qui tranchent la chair et emprisonnent ses proies. Le vêtement le plus banal de la garde-robe japonaise devient chez elle l’attribut d’une Lune supérieure.
Pour un cosplay, l’obi est la pièce qu’on rate le plus souvent. Un obi trop étroit ou noué trop bas casse la silhouette. Si votre tenue en comporte un, placez-le juste sous la poitrine pour les rôles féminins, sur les hanches pour les rôles masculins, et serrez-le assez pour qu’il ne tourne pas en marchant. Notre article sur Daki et Gyutaro, la Sixième Lune supérieure raconte la démone aux ceintures.
Le haori, la veste par-dessus
Le haori est une veste longue jusqu’aux hanches ou aux cuisses, portée ouverte par-dessus le kimono ou l’uniforme. Il n’a pas de boutons, seulement deux petits cordons, et ne se ferme jamais vraiment. C’est le vêtement le plus visible de Demon Slayer : l’armée donne à tous le même uniforme noir, et chacun se distingue par le haori qu’il choisit, reçoit ou hérite.
Le damier vert et noir de Tanjiro, les triangles jaunes de Zenitsu, les deux étoffes de Giyu Tomioka, les flammes de Rengoku, les ailes de papillon de Shinobu : chaque motif vient du répertoire textile japonais et porte un sens. Certains haori se transmettent, comme celui de Rengoku, qui appartenait à son père, ou celui de Shinobu, hérité de sa sœur Kanae. Notre article sur les motifs des haori de Demon Slayer les explique un par un.
Tous ne le portent pas de la même façon. Rengoku le jette sur ses épaules comme une cape, Obanai laisse ses manches couvrir ses mains, Gyomei passe un happi, une veste plus courte couverte d’inscriptions bouddhiques. Tengen se passe de haori et coupe les manches de sa veste. Kanao, elle, porte une courte cape blanche à la place.

Haori 5 motifs
Haori léger aux manches larges, cinq motifs de personnages, à porter ouvert sur un tee-shirt.
Voir le produit · 29,90 €Le hakama et le pantalon des pourfendeurs
Le hakama est un large pantalon plissé, ou une jupe-culotte, porté par-dessus le kimono et noué à la taille par des cordons. C’était la tenue des samouraïs, puis des hommes en habit de cérémonie. Il en existe plusieurs formes. L’umanori, le hakama « pour monter à cheval », sépare les deux jambes. Le tattsuke-hakama, plus ajusté, se resserre au mollet, ce qui permet de glisser le bas dans des jambières et de courir sans se prendre les pieds dans le tissu.
C’est cette forme serrée au mollet que l’armée a choisie pour l’uniforme des pourfendeurs. Le pantalon reste large aux cuisses, pour la liberté des mouvements, et se resserre plus bas, sous les jambières. Shinobu le porte dans un violet très sombre, Muichiro dans un bleu sarcelle, et Kanao l’a remplacé par une jupe plissée, raccourcie, semble-t-il, par Maeda, le couturier de l’armée aux idées douteuses.
Les épéistes de l’ère Sengoku portent l’autre forme. Yoriichi et son frère Michikatsu, devenu Kokushibo, sont vêtus d’un kimono long et d’un hakama noir de type umanori, serré à la taille par une ceinture blanche de samouraï. Kokushibo garde cette tenue de guerrier pendant quatre siècles, un kimono violet et noir à motifs d’hexagones, comme s’il n’avait jamais quitté son époque. Notre article sur Kokushibo, la Première Lune supérieure raconte le frère jumeau devenu démon.
Une tenue de samouraï pour quatre siècles
Kokushibo porte toujours le kimono et le hakama de l’ère Sengoku : le démon n’a jamais quitté l’époque de son frère.
Les jambières, les tabi et les sandales
Les kyahan sont des jambières de tissu enroulées ou nouées autour du mollet, du genou à la cheville. Les voyageurs, les marcheurs et les soldats les portaient pour soutenir la jambe et protéger le bas du pantalon. Presque tous les pourfendeurs en ont : blanches chez Tanjiro et Tomioka, jaunes à triangles chez Zenitsu, à motif de papillon chez Shinobu. Obanai les remplace par des bandages blancs, Sanemi par des sangles bouclées.
Les tabi sont des chaussettes épaisses à orteil séparé, le gros orteil d’un côté, les quatre autres de l’autre. Cette séparation permet de porter des sandales à bride entre les doigts de pied. Les zori sont des sandales plates, de paille tressée, de tissu ou de cuir, que portent la plupart des personnages : blanches à brides rouge sombre pour Tanjiro, à brides bleu marine pour Giyu, à brides roses nouées en nœud pour Mitsuri, à brides violettes pour Kokushibo.
Les geta sont des socques de bois, posées sur deux dents ou sur une semelle haute, qui claquent sur le pavé. Les plus spectaculaires sont celles de Daki : en oiran, elle marche perchée sur de hautes geta noires à trois dents, celles que les grandes courtisanes portaient pour leurs défilés. Les waraji, enfin, sont des sandales de paille nouées autour de la cheville, faites pour les longues marches. Deux personnages échappent à la règle : Kanao porte des bottines occidentales lacées jusqu’au genou, et Akaza va pieds nus, des chaînes de perles rouges aux chevilles.
| Vêtement | Ce que c’est | Qui le porte |
|---|---|---|
| Kimono | la robe longue croisée sur la poitrine | Nezuko, Tamayo, Kokushibo |
| Obi | la large ceinture nouée du kimono | Nezuko, Daki |
| Haori | la veste ouverte portée par-dessus | Tanjiro, Zenitsu, les Piliers |
| Hakama | le large pantalon plissé | l’uniforme, Yoriichi, Kokushibo |
| Kyahan | les jambières du mollet | presque tous les pourfendeurs |
| Tabi et zori | les chaussettes à orteil séparé et les sandales plates | Tanjiro, Giyu, Mitsuri |
| Geta | les socques de bois surélevées | Daki en oiran |

Geta et chaussettes tabi
Sandales à semelle tressée et bride rembourrée, fournies avec leurs chaussettes tabi, en dix coloris de personnages.
Voir le produit · 49,90 €Les masques et les coiffes
Le visage aussi s’habille dans Demon Slayer. Sakonji Urokodaki porte un masque de tengu rouge, le génie au long nez des montagnes, et ne l’ôte jamais. D’après le guide des personnages, il l’a mis parce que les démons se moquaient de son visage trop doux. Il porte avec un kimono jinbei bleu à motifs de nuages, la tenue simple d’un vieil homme qui vit seul dans la montagne.
Pour ses élèves, Urokodaki taille des masques de renard, censés les protéger du malheur. C’est le seul masque qu’il fabrique, parce qu’il aime les renards. Tanjiro porte le sien sur le côté de la tête pendant la Sélection finale, comme Sabito et Makomo avant lui, et c’est à ces masques que le démon aux mains du mont Fujikasane reconnaît les élèves de son vieil ennemi. Le porte-bonheur devient un signe de reconnaissance mortel. Notre article sur Sakonji Urokodaki, le maître au masque de tengu raconte l’ancien Pilier de l’Eau.
Au village des forgerons, tout le monde porte un masque de hyottoko, ce personnage comique à la bouche en cul-de-poule et aux yeux de travers. Le masque cache l’identité des habitants, pour que les démons ne puissent pas les suivre jusqu’au village. Les Kakushi, la brigade de l’ombre, se couvrent le bas du visage et la tête d’un tissu noir pour la même raison. Inosuke, lui, porte une tête de sanglier évidée, dont il a retouché les yeux pour mieux voir. Notre article sur Hotaru Haganezuka, le forgeron de Tanjiro présente le plus colérique des porteurs de hyottoko.

Cosplay Haganezuka masque
Le masque de hyottoko du forgeron de Tanjiro, seul ou avec le costume, du XS au XXXL.
Voir le produit · à partir de 64,90 €Les tenues des démons
Les démons gardent souvent les habits de l’époque où ils ont été humains, ou de celle où ils se sont arrêtés. Muzan, lui, suit les siècles. Malade à l’époque de Heian, il portait un simple kimono blanc. De l’ère Sengoku jusqu’à sa rencontre avec Hantengu, on le voit dans un kimono noir à motifs discrets. Sous l’ère Taisho, il adopte le costume occidental et le chapeau, et se montre même sous les traits d’une femme en kimono pour réunir les Lunes inférieures.
Akaza porte une tenue courte de pratiquant d’arts martiaux, pieds nus, fidèle au jeune homme qui se battait à mains nues dans un dojo. Daki se coule dans la peau d’une oiran, coiffure hérissée d’épingles, kimonos superposés et hautes geta. Tamayo, démone qui a rompu avec Muzan, s’habille comme une femme ordinaire de la ville. Chacun choisit une tenue qui lui permet de vivre parmi les humains sans se faire remarquer, ou au contraire d’en imposer. Notre page sur les démons de Demon Slayer présente Muzan et les Lunes démoniaques.
Les démons qu’affrontent les pourfendeurs au début de la série, eux, portent des restes de vêtements, des kimonos déchirés, des tenues de paysans ou de voyageurs. Leur tenue est souvent tout ce qui reste de la vie humaine qu’ils ont oubliée. Notre article sur Muzan Kibutsuji, le premier des démons raconte celui qui les a tous créés.
Porter ces vêtements aujourd’hui
Le haori est la pièce la plus facile à porter au quotidien. Il s’enfile par-dessus un tee-shirt ou une chemise, se garde ouvert et suffit à évoquer un personnage sans cosplay complet. Les sandales et les tabi demandent plus d’habitude : la bride entre les doigts de pied gêne les premiers jours, puis on l’oublie. Pour un cosplay de pourfendeur, comptez l’uniforme, la ceinture blanche, les jambières et le haori, et n’oubliez pas le sabre : sans katana, le personnage reste incomplet.
Pour les tailles, mesurez et fiez-vous aux tailles de la page produit, car ces vêtements taillent souvent petit. Un kimono ou un haori trop court se remarque tout de suite, mieux vaut viser un peu grand. Les tenues sont livrées en 5 à 12 jours selon l’endroit où vous habitez, prévoyez donc un peu d’avance avant une convention. Notre guide pour choisir son cosplay Demon Slayer compare les personnages selon le budget et l’allure recherchée.
Notre rayon de cosplays Demon Slayer réunit toutes les tenues. Pour les héros, notre collection de cosplays des pourfendeurs regroupe uniformes et haori, notre collection de cosplays des démons les kimonos de Nezuko, de Tamayo et de Kokushibo, et notre rayon de vestes et de haori les pièces à porter seules. Notre page sur tous les personnages de Demon Slayer aide à choisir qui incarner.
