La poupée Yoriichi type zéro en gros plan, son visage fendu laissant voir l’œil mécanique, Demon Slayer

Yoriichi type zéro, la poupée de combat à six bras

En bref

Yoriichi type zéro est une poupée de combat construite à l’époque Sengoku par les forgerons de Demon Slayer, modelée sur Yoriichi Tsugikuni. Six bras, six katanas, cent huit mouvements enregistrés, et un sabre vieux de trois cents ans caché dans son torse. Tanjiro l’affronte sept jours avant de la décapiter, et Kotetsu reste le seul à savoir la réparer.

Tanjiro Kamado, la poupée Yoriichi type zéro aux six bras et au visage fendu, et Kotetsu, sous la pluie, Demon Slayer

Yoriichi type zéro occupe une place étrange dans Demon Slayer. Ce n’est ni un personnage ni un démon, et elle tient pourtant tête à un Pilier.

La machine de Demon Slayer date de l’époque Sengoku. Trois siècles de service, une moitié de visage fendue, et un mécanisme que les forgerons actuels ne savent plus reproduire.

Cet article réunit ce que la série en dit : sa construction, son fonctionnement, l’entraînement de Tanjiro, et ce qu’elle cachait à l’intérieur.

Ce qu’est cette poupée

Élément Détail
Nom japonais Yoriichi Zeroshiki
Fonction poupée d’entraînement au sabre
Constructeurs les ancêtres de Kotetsu, forgerons du village
Époque de fabrication l’ère Sengoku, il y a plus de trois siècles
Bras six, chacun armé d’un katana
Mouvements enregistrés cent huit
Cachette un katana de plus de trois siècles, dans le torse
Première apparition chapitre 102 du manga

La poupée sert à l’entraînement des pourfendeurs. Elle reproduit les gestes d’un sabreur et oblige son adversaire à parer, esquiver et chercher une ouverture, sans jamais se fatiguer.

Le mécanisme de Demon Slayer s’active par une clé. Kotetsu la garde sur lui, et c’est en la lui prenant de force que Muichiro déclenche la machine pour la première fois dans l’arc.

La fabrication dépasse le savoir-faire actuel du village. Kotetsu le dit lui-même : personne au village ne saurait construire une pièce équivalente aujourd’hui, et les réparations se font à l’aveugle.

Sa place dans le village est celle d’un héritage. Plusieurs poupées d’entraînement y sont conservées, mais celle-ci est la plus ancienne et la seule modelée sur un homme précis.

Son usage reste réservé à l’entraînement. La série ne la montre jamais en mission ni face à un démon, et aucun pourfendeur de Demon Slayer n’envisage de l’emmener sur le terrain.

Une machine, pas un personnage

Yoriichi type zéro ne pense pas et n’emploie aucun souffle. Elle rejoue des gestes enregistrés trois siècles plus tôt.

Vous trouverez le sabre de son modèle, lame noire à bord rouge, parmi les répliques de katanas de la série.

Katana Yoriichi

Katana Yoriichi

Lame noire à bord rouge, manche entièrement doré, garde noire cerclée d’or, avec son fourreau.

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Pourquoi six bras ?

La réponse figure dans la série. Les constructeurs ont commencé avec deux bras, se sont rendu compte que la vitesse de Yoriichi restait hors d’atteinte, et en ont ajouté quatre.

Le choix est un aveu d’échec partiel. Une mécanique de bois ne pouvait pas égaler un homme, alors les forgerons ont compensé par le nombre plutôt que par la vitesse.

Le résultat produit une silhouette unique dans Demon Slayer. Six épaules, six lames en mouvement, et un adversaire qui doit surveiller six directions à la fois.

Les lecteurs y ont vu un rapprochement avec l’asura. Cette figure de la tradition bouddhique est représentée avec plusieurs bras et plusieurs armes, et la position des épaules de la poupée s’en approche.

Le rapprochement reste une lecture. La série ne le formule pas, mais le nombre de bras et le nombre de mouvements tirent tous les deux vers le même répertoire d’images.

Le nombre pose un problème d’animation que Demon Slayer règle en studio. Les séquences de combat contre la poupée demandent de suivre six lames dans le même plan, ce qui donne une chorégraphie à part dans la série.

Quatre bras de compensation

Deux bras ne suffisaient pas à imiter Yoriichi. Les forgerons en ont ajouté quatre pour approcher sa vitesse.

Les cent huit mouvements

La poupée possède cent huit gestes enregistrés. Ils sont tirés de la façon de se battre de Yoriichi Tsugikuni, le premier sabreur à avoir employé un souffle.

Le chiffre n’est pas neutre. Cent huit revient souvent dans les traditions d’Asie, des cloches de fin d’année aux chapelets, et les arts martiaux y comptent autant de points vitaux sur le corps humain.

La série laisse le lecteur faire le lien. Rien n’explique le choix du nombre, et il reste possible que chaque mouvement vise un de ces points.

Le répertoire suffit à mettre un Pilier en difficulté. Muichiro parvient à esquiver, mais la machine le pousse à travailler sérieusement malgré son usure.

Notre article sur Yoriichi Tsugikuni et sa place dans l’histoire revient sur l’homme dont ces gestes proviennent.

L’usure a réduit sa portée. Trois siècles de bois fendu et de pièces fatiguées la rendent sans doute bien moins redoutable qu’à sa sortie d’atelier, ce que la série laisse entendre sans le chiffrer.

Cent huit gestes d’un seul homme

Chaque mouvement vient de Yoriichi. La poupée est une archive de sa façon de se battre.

À quoi ressemble-t-elle ?

La poupée de Demon Slayer reprend les traits de son modèle. Cheveux noirs ondulés aux pointes rouges, attachés en queue, et les mêmes boucles d’oreilles que portait Yoriichi.

La tenue suit la même logique. Kimono rouge, épaulières rouge et or, hakama noir, ceinture écrue : l’ensemble reproduit la mise d’un sabreur de l’époque Sengoku.

Le temps a fait son travail. La moitié du visage est fendue, les bras montrent l’usure du bois, et la machine n’a plus la puissance qu’elle avait à sa construction.

Le visage pose un problème à Tanjiro. Il reconnaît l’homme de ses rêves dans ces traits, ce que notre article sur Tanjiro Kamado et son parcours replace dans sa lignée.

Les boucles d’oreilles changent la portée de la scène. Elles relient la poupée, les rêves de Tanjiro et la marque que Muzan reconnaît, dans un seul objet de bois.

Un visage qui en rappelle un autre

Tanjiro reconnaît dans la poupée l’homme de ses rêves. La ressemblance n’est pas un hasard.

L’homme dont elle reprend les traits a sa collection Yoriichi Tsugikuni au complet, jusque parmi les peluches des personnages de la série.

Peluche Yoriichi Tsugikuni

Peluche Yoriichi Tsugikuni

Haori pourpre, kimono ocre, hakama noir, marque en flamme brodée sur le front et pointes de cheveux rouges.

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Comment la règle-t-on ?

La machine se paramètre. En tournant les doigts un certain nombre de fois et en réglant le mécanisme dans la tête, on choisit la difficulté et le comportement de la poupée.

Le réglage peut cibler une faiblesse. La poupée est capable d’attaquer le défaut précis de son adversaire, à condition que quelqu’un sache la configurer pour cela.

Kotetsu s’en sert comme d’un levier. Il laisse volontairement ces fonctions de côté quand Muichiro prend la clé de force, pour que la séance serve moins au Pilier qu’elle ne le pourrait.

La manœuvre dit beaucoup de l’enfant. Sans pouvoir se défendre physiquement contre un Pilier de Demon Slayer, il trouve le seul moyen de lui rendre le coup qu’il vient de recevoir.

Avec Tanjiro, il fait l’inverse. Il règle la machine au maximum de ce qu’elle peut donner et transforme l’entraînement en épreuve.

Les doigts servent de molette

On règle la poupée en tournant ses doigts et en ouvrant sa tête. Kotetsu choisit qui mérite le réglage complet.

Muichiro et la poupée

Le Pilier de la brume arrive le premier. Il veut la poupée pour s’entraîner, se heurte au refus de Kotetsu, le frappe, puis lui prend la clé de force.

La séance tourne mal pour la machine. Muichiro esquive la série d’attaques, casse l’épaulière gauche et arrache un des bras droits, qui reste accroché à la lame.

Il pousse plus loin encore. Son propre sabre venant de casser, il garde pour lui un des katanas de la poupée, bras compris, sous les yeux de Tanjiro et de Kotetsu.

La scène installe le personnage. Muichiro y apparaît froid, pressé, indifférent au travail des autres, ce que notre page sur les Piliers et leur rang replace dans le groupe.

Son attitude changera plus tard. Après l’attaque du village, il revient aider Kotetsu à réparer la poupée en rejouant de mémoire les mouvements qu’il a vus.

La pluie achève le travail. Tanjiro et Kotetsu retrouvent la poupée trempée et plus abîmée encore, puis vérifient à la clé qu’elle bouge toujours avant de l’utiliser.

Muichiro Tokito et Kotetsu au masque de hyottoko, un sabre à l’épaule, de nuit au village des forgerons, Demon Slayer

Un Pilier qui casse l’outil

Muichiro brise une épaulière, arrache un bras et emporte un sabre. La réparation retombe sur un enfant de dix ans.

Le Pilier qui la brise puis l’aide à revivre a sa collection Muichiro Tokito au complet.

Figurine Muichiro 25 cm

Figurine Muichiro 25 cm

Main droite sur la garde, cheveux noirs aux pointes vert d’eau, volutes de brume turquoise sur socle rocheux.

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Les sept jours de Tanjiro

Kotetsu lui propose l’entraînement. Il veut voir quelqu’un battre le Pilier arrogant, et Tanjiro accepte une séance qui va durer une semaine.

Les conditions sont dures. La poupée est armée de massues de bois, Tanjiro n’arrive pas à la toucher, et Kotetsu lui coupe l’eau et la nourriture à chaque échec.

Le septième jour, le corps lâche. Tanjiro s’évanouit en pleine séance, et c’est à ce moment que son odorat change de nature.

Il perçoit alors le fil de l’adversaire. Une odeur qui précède le geste, que notre article sur l’odorat de Tanjiro et ses limites détaille en entier.

Le premier coup porté reste minuscule. Une entaille sur la jambe de la poupée, après sept jours, et cette éraflure vaut une victoire dans Demon Slayer.

Tanjiro Kamado, frôlé par une lame et le visage crispé, en plein entraînement au village des forgerons, Demon Slayer

Sept jours pour une éraflure

Tanjiro met une semaine à toucher la poupée une seule fois, à la jambe. La suite va plus vite.

Le sabre caché à l’intérieur

Tanjiro finit par la décapiter dans Demon Slayer. Une fois ses forces revenues, il esquive les six lames, frappe au cou, et la tête se détache pendant que le corps s’effondre.

L’intérieur contient une surprise. Un katana vieux de plus de trois cents ans était enfermé dans le torse, posé là à la construction de la poupée.

Haganezuka s’en charge aussitôt. Il entreprend de le polir, y passe trois jours et trois nuits, avec une méthode héritée de sa lignée qui a déjà tué des hommes de son métier.

La lame porte un caractère gravé. Il apparaît sous la rouille, et notre page sur les sabres Nichirin et leur forge éclaire ce que cette gravure raconte.

Tanjiro gardera cette arme jusqu’au bout. Le sabre sorti de la poupée l’accompagne dans tous les combats qui suivent, jusqu’au dernier.

Trois siècles dans un torse de bois

La poupée contenait un katana d’époque. Tanjiro s’en servira jusqu’à la fin du récit.

Kotetsu, le dernier à savoir la réparer

L’enfant a dix ans. Son père est mort, il n’avait ni frère ni sœur, et le savoir sur le mécanisme s’est arrêté à lui.

Sa peur est concrète. Si la poupée casse, personne au village des forgerons de Demon Slayer ne saura la remonter, et l’objet disparaîtra avec son secret.

D’où sa protection farouche. Il refuse de la prêter, tient tête à un Pilier, et voit la machine revenir brisée.

Tanjiro le pousse à continuer. Il lui parle de ses descendants, de ce qui se transmet, et l’enfant se remet au travail, ce que détaille notre article sur les forgerons du village caché.

La contrainte revient après l’attaque. Le chef ordonne de jeter la poupée si elle n’est pas réparée avant le déménagement, faute de place dans le transport secret. Le délai, apprend-on ensuite, n’était qu’une invention pour pousser l’enfant au travail.

Kotetsu, son masque de hyottoko baigné de larmes, accroché à Muichiro Tokito, Demon Slayer

Un seul réparateur au monde

À dix ans, Kotetsu est le dernier à connaître le mécanisme. Le village perdrait la poupée avec lui.

Ce que la poupée apporte au récit

Elle sert d’abord de palier pour Tanjiro. L’odorat du fil adverse naît devant elle, et ce progrès pèse dans tous ses combats suivants.

Elle fournit aussi son arme. Le sabre de la poupée remplace la lame cassée au quartier des plaisirs et tient jusqu’au dernier affrontement.

Elle prolonge enfin la présence de Yoriichi. Trois siècles après sa mort, ses gestes circulent encore dans un pantin de bois que les pourfendeurs viennent affronter.

Notre page sur tous les arcs de la série situe cette séquence dans l’ordre du récit.

Le procédé fonctionne par contraste. Le meilleur sabreur de l’histoire ne reparaît pas en chair, mais en machine abîmée que personne ne sait plus construire.

Un palier et une arme

La poupée donne à Tanjiro son odorat de combat et le sabre qu’il gardera. Deux acquis d’un seul adversaire.

Pourquoi marque-t-elle les lecteurs ?

L’image y est pour beaucoup. Six bras, six katanas, un visage fendu : la silhouette se retient au premier coup d’œil parmi toutes celles de la série.

Le paradoxe aide aussi. Un adversaire qui ne parle pas, ne ressent rien et ne cherche pas à tuer se révèle plus exigeant que la plupart des démons rencontrés avant.

La machine fait exister un mort. Yoriichi n’apparaît qu’en flash-back, et cette poupée est le seul moyen de se battre contre lui, ce que notre page sur tous les personnages de la série permet de replacer.

L’attachement de Kotetsu complète le tableau. L’objet n’est pas un décor, il appartient à un enfant qui en a hérité avec le deuil de son père.

Son retour final le confirme. La poupée réparée reste au village, et l’arc se termine sur un sauvetage d’objet autant que sur un combat.

La poupée a fini par sortir du récit. Elle apparaît comme personnage jouable dans un jeu Demon Slayer, avec ses propres enchaînements à six lames, ce qui prolonge sa carrière au-delà du manga.

Un adversaire sans émotion

La poupée ne parle pas et ne hait personne. Elle reste l’un des adversaires les plus durs du récit.

À retenir

  1. Yoriichi type zéro est une poupée d’entraînement construite par les ancêtres de Kotetsu à l’ère Sengoku, sur le modèle de Yoriichi Tsugikuni.
  2. Elle a six bras, parce que deux ne suffisaient pas à approcher sa vitesse, et cent huit mouvements enregistrés.
  3. Muichiro la brise en partie, puis aide Kotetsu à la réparer après l’attaque du village.
  4. Tanjiro s’y entraîne sept jours avant de la toucher, et y gagne la perception du fil de l’adversaire.
  5. En la décapitant, il découvre dans son torse un katana vieux de plus de trois siècles.

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