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Diorama Akaza Koyuki 23 cm
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Découvrez ce Diorama Akaza et Koyuki Demon Slayer - 23 cm en PVC, deux figures réunies sur un socle commun, pour une hauteur d'environ 23 centimètres.
Le démon est agenouillé, torse nu, les marques bleues courant sur la peau depuis le visage jusqu'aux avant-bras, la crête rose dressée. Devant lui, la jeune fille se tient debout dans un kimono rose pâle, les cheveux noués, le regard baissé vers lui. Les deux corps ne se touchent pas. Ce qui les relie, c'est l'écart que le socle maintient entre eux et l'axe des deux regards.
Le paysage que l'on emprunte au voisin
Les jardins japonais ont une règle de composition qui consiste à intégrer au dessin ce qui se trouve au-delà de la clôture. On l'appelle shakkei, le paysage emprunté.
Le principe est ancien et parfaitement codifié. Le jardinier taille une haie, place un bosquet, ouvre une trouée entre deux troncs, de sorte qu'une montagne située à plusieurs kilomètres vienne se poser exactement au fond de la vue. Le terrain intermédiaire, rizières, toits ou route, se trouve masqué par la haie : il ne reste que le premier plan et le lointain, collés l'un à l'autre. Le jardin du Entsu-ji à Kyoto emprunte ainsi le mont Hiei depuis trois siècles et demi. Ce que le visiteur croit voir n'appartient pas au jardin, mais la composition ne tient que grâce à lui.
« Ce que le jardin montre le mieux ne lui appartient pas. Il a seulement su ménager le vide qui le laisse entrer. »
PVC moulé, deux figures, un seul socle
Les deux figures sont moulées séparément puis fixées sur une semelle commune, ce qui fige l'écart entre elles et la façon dont elles se regardent. Le PVC est opaque et rigide, travaillé en creux sur les plis du vêtement et mèche par mèche sur les cheveux. Rien ne se démonte, rien ne s'articule, aucune pile n'entre dans le corps. La scène Demon Slayer se lit d'un seul côté : elle a une face avant nette et un dos traité plus largement, ce qui invite à la poser contre un fond plutôt qu'au milieu d'une table. L'aplomb vient de la semelle, assez large pour tenir les deux corps même quand l'un se penche vers l'autre. Sur une planche d'étagère ordinaire, la pièce occupe la profondeur d'un livre de poche posé à plat.
À l'entretien, un pinceau à poils souples passe là où le chiffon bute, entre les deux corps et dans les creux du modelé. Une place à l'abri du soleil direct évite le jaunissement du PVC clair, qui ne se rattrape pas. La pièce se soulève par le socle, à deux mains, jamais par un bras tendu. Pour un déménagement, elle voyage couchée dans du papier froissé plutôt que debout dans un carton vide. Deux figures, et l'espace exact entre elles.