Kanata et Kiriya Ubuyashiki, une grappe de glycine dans les cheveux, devant les glycines du mont Fujikasane, Demon Slayer

Les fleurs de Demon Slayer et ce qu’elles signifient

En bref

Les fleurs ont un rôle précis dans Demon Slayer. La glycine repousse les démons, au point d’entourer la montagne de la Sélection finale et de servir de blason aux maisons qui accueillent les pourfendeurs. Le lys araignée bleu est la fleur que Muzan cherche depuis mille ans, et son cousin rouge, le lycoris, donne son nom au dernier mouvement de Kanao. Le Souffle de la Fleur porte des noms de prunier, de pivoine et de pêcher. Mitsuri doit ses cheveux aux sakura mochi, Tamayo porte des camélias et Doma fait naître des lotus de glace.

Kiriya Ubuyashiki, une grappe de glycine dans les cheveux, pendant la Sélection finale du mont Fujikasane, Demon Slayer

Au Japon, chaque fleur a un sens. Le cerisier dit la beauté qui passe, le chrysanthème la longue vie, le lycoris rouge la mort et les ancêtres. Ce langage des fleurs, le hanakotoba, est connu de tous, et les artistes japonais s’en servent depuis des siècles pour dire sans l’écrire ce que ressent un personnage. Demon Slayer s’inscrit dans cette tradition, du premier épisode au dernier.

Dans la série, les fleurs ne servent pas qu’à décorer. Elles protègent, elles empoisonnent, elles nomment les techniques et elles portent la plus grande quête de l’histoire, celle de Muzan. Même les boucles d’oreilles de Tanjiro tirent leur nom d’un jeu de cartes à fleurs, le hanafuda. Notre page sur l’univers de Demon Slayer présente le monde de la série, et notre article sur les boucles d’oreilles hanafuda de Tanjiro raconte l’histoire de ce bijou.

La glycine, la fleur qui repousse les démons

La glycine, fuji en japonais, fleurit en longues grappes violettes à la fin du printemps. Dans Demon Slayer, les démons ne la supportent pas : son parfum les tient à distance et son poison les affaiblit. L’armée des pourfendeurs s’en sert de trois façons, comme prison, comme refuge et comme arme.

La prison, c’est le mont Fujikasane, dont le nom veut dire à peu près « la montagne couverte de glycines ». Les fleurs y poussent du pied jusqu’à mi-pente et y fleurissent toute l’année. Le sommet, lui, en est dépourvu : l’armée y lâche les démons capturés, qui ne peuvent plus redescendre. C’est là que se déroule la Sélection finale, sept jours et sept nuits au milieu des démons. Les enfants Ubuyashiki qui accueillent les candidats portent une grappe de glycine dans les cheveux.

Genya Shinazugawa, Kanao Tsuyuri et Tanjiro Kamado devant les glycines du mont Fujikasane, au matin du huitième jour de la Sélection finale, Demon Slayer

Le refuge, ce sont les maisons de glycine, des familles qui affichent la fleur en blason et accueillent gratuitement les pourfendeurs blessés, en remerciement d’un ancêtre sauvé par l’armée. Le blason de glycine compte d’ailleurs parmi les plus répandus du Japon : le grand clan Fujiwara, dont le nom contient le caractère de la fleur, l’a porté pendant des siècles. L’arme, enfin, c’est le poison que Shinobu Kocho tire de la fleur et qu’elle injecte avec la pointe de son sabre, faute de pouvoir trancher le cou des démons. Notre article sur les maisons de glycine raconte ces refuges, et celui sur la Sélection finale du mont Fujikasane raconte l’épreuve.

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Cape plaid à capuche, grosses grappes de glycine violettes sur fond noir, taille unique adulte.

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Le lys araignée bleu, la fleur de Muzan

Le lys araignée bleu est la fleur la plus importante de Demon Slayer, et on ne la voit presque jamais. Il y a mille ans, un médecin a soigné le jeune Muzan, condamné par la maladie, avec un remède dont elle était l’un des composants. Muzan l’a tué avant la fin du traitement. Il est devenu immortel, mais incapable de supporter le soleil, et a passé les siècles suivants à chercher la fleur qui aurait achevé sa guérison.

Il ne l’a jamais trouvée, et pour cause : le lys araignée bleu ne s’ouvre que de jour, deux ou trois jours par an, et certaines années pas du tout. Un démon, qui ne sort que la nuit, ne pouvait pas le voir. Ironie de l’histoire, Kie Kamado, la mère de Tanjiro, savait où cette fleur poussait et la lui avait montrée quand il était petit. Muzan a massacré, sans le savoir, une famille qui aurait pu le guider.

Notre article sur le lys araignée bleu raconte cette quête de mille ans, et notre page sur les démons de Demon Slayer présente celui qui la cherchait.

Le lycoris rouge, la fleur de l’autre rive

Le lys araignée bleu est une variante imaginaire d’une fleur bien réelle : le lycoris rouge, higanbana en japonais. Ses pétales fins et recourbés, d’un rouge vif, s’ouvrent à la fin de l’été, sans feuilles, au bord des rizières et dans les cimetières. Il fleurit pendant la semaine de l’équinoxe d’automne, le higan, quand les familles japonaises honorent leurs morts.

Le mot higan signifie « l’autre rive », celle que l’on atteint après la mort dans la tradition bouddhique. Le lycoris est donc la fleur des défunts, et on le plantait autour des tombes et des champs parce que son bulbe toxique éloigne les animaux. La série transforme cette fleur des morts en fleur de l’immortalité, simplement en changeant sa couleur.

Le mot revient à la toute fin du manga. Le mouvement final du Souffle de la Fleur s’appelle Higan shugan, « l’œil vermillon de l’autre rive ». Kanao l’emploie face à Doma, au prix de la vue d’un œil, puis une dernière fois contre Tanjiro devenu démon. Notre article sur le Souffle de la Fleur détaille ce mouvement.

Une fleur des morts

Le lycoris rouge fleurit sur les tombes japonaises : la série en fait, en bleu, la fleur de l’immortalité.

Les fleurs du Souffle de la Fleur

Dans le Souffle de la Fleur, dérivé de celui de l’Eau, chaque mouvement porte le nom d’une fleur ou d’un arbre en fleur. Le deuxième mouvement évoque le prunier, le quatrième le carthame, une fleur rouge dont on tirait autrefois le fard des lèvres, le cinquième la pivoine, le sixième le pêcher. Quand Kanao l’emploie, le combat se couvre de pétales blancs et roses.

Kanao Tsuyuri, l’héritière du Souffle de la Fleur, frange droite et queue de cheval tenue par un ornement papillon, Demon Slayer

Ce souffle passe de Kanae Kocho, le Pilier de la Fleur tué par Doma, à Kanao, la petite fille qu’elle avait recueillie. La cinquième forme, la pivoine « vaine », dit bien l’esprit de l’école : une beauté qui ne dure pas. Kanae est morte à dix-sept ans, et la fleur reste dans la série le signe d’une force délicate, presque fragile, qui finit pourtant par vaincre la Deuxième Lune supérieure.

Notre article sur Kanao Tsuyuri et sa pièce de monnaie raconte l’héritière, celui sur Kanae Kocho, le Pilier de la Fleur présente celle qui l’a formée, et notre page sur les souffles de Demon Slayer situe la Fleur parmi les autres écoles.

Les cerisiers et Mitsuri

Le cerisier, sakura, est la fleur nationale du Japon. Il fleurit au printemps pour une à deux semaines, puis ses pétales tombent tous ensemble. Il symbolise depuis des siècles la beauté éphémère, et les samouraïs y voyaient l’image d’une vie brève et éclatante. Dans Demon Slayer, où tant de combattants meurent jeunes, ce sens n’est jamais loin. Chaque printemps, les familles japonaises pique-niquent sous les arbres en fleur, le hanami, une tradition qui remonte à plus de mille ans, à l’époque même où Muzan est devenu démon.

Tengen Uzui, une écharpe bordeaux au cou, les mains jointes sous les cerisiers en fleur, Demon Slayer

Le personnage le plus lié au cerisier est Mitsuri Kanroji. Adolescente, elle a mangé tant de sakura mochi, ces gâteaux roses de riz gluant enveloppés d’une feuille de cerisier salée, que ses cheveux sont devenus roses aux pointes vertes, les couleurs du gâteau et de sa feuille. Son Souffle de l’Amour se colore de rose, et sa garde de sabre a la forme d’un trèfle à quatre feuilles. Notre article sur Mitsuri Kanroji, le Pilier de l’Amour raconte son histoire.

Le cerisier revient enfin sur de nombreux objets aux couleurs de Nezuko et de Mitsuri, où ses fleurs roses rappellent le kimono de l’une et les cheveux de l’autre. Notre collection Mitsuri Kanroji Demon Slayer réunit les objets aux fleurs de cerisier du Pilier de l’Amour.

Parure Mitsuri

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Parure de lit blanc rosé couverte de branches de cerisier en fleur, Mitsuri au centre.

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Les camélias de Tamayo

Tamayo porte un kimono sombre semé de grands camélias rouges. Le camélia, tsubaki, fleurit en plein hiver, quand presque rien d’autre ne fleurit. Sa particularité est de ne pas perdre ses pétales un à un : la fleur entière tombe d’un coup, encore intacte. On raconte que les samouraïs s’en méfiaient, parce que cette chute rappelait une tête coupée.

Tamayo, la démone médecin, dans son kimono sombre à camélias rouges, Demon Slayer

Le symbole va bien à Tamayo. Démone qui a rompu avec Muzan, médecin qui soigne les humains au lieu de les dévorer, elle fleurit à contre-saison dans un monde de démons. Et elle disparaît d’un seul coup, à la fin, absorbée par Muzan au moment où son poison commence à agir. Notre article sur Tamayo, la démone médecin raconte sa vie et son combat.

Cosplay Tamayo camélias

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Kimono sombre à grands camélias rouges, avec la perruque et l’épingle de Tamayo, ou en pièces séparées.

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Les lotus de glace de Doma

Le lotus est la fleur du bouddhisme : il pousse dans la vase et s’ouvre, immaculé, à la surface de l’eau, image de l’éveil qui naît de la souffrance. Doma, la Deuxième Lune supérieure, dirige une secte qui promet le paradis à ses fidèles. Son art sanguinaire, la glace, fait naître des lotus gelés, des lianes givrées, des pétales acérés comme des lames et un brouillard glacé qui brûle les poumons de ceux qui le respirent.

Le contraste est cruel. La fleur de la pureté devient l’arme d’un démon qui ne ressent rien et dévore ses fidèles en prétendant les sauver. Il a aussi tué Kotoha, la mère d’Inosuke, réfugiée dans sa secte avec son bébé, le jour où elle a découvert qu’il dévorait les fidèles. C’est contre lui que se brisent Kanae puis Shinobu, les deux sœurs de la Fleur et de l’Insecte, et c’est Kanao, l’héritière de la Fleur, qui l’achève avec Inosuke. Notre article sur Doma, la Deuxième Lune supérieure raconte ce démon souriant.

Les fleurs cachées dans les noms

Les fleurs se glissent aussi dans les noms des personnages, écrits en caractères chinois dont chacun a un sens. Le nom de famille de Kanao, Tsuyuri, s’écrit avec trois caractères qui signifient « la chute des fleurs de châtaignier ». Au Japon, les châtaigniers perdent leurs fleurs au début de la saison des pluies, le tsuyu, et le nom évoque ce moment de l’année.

Chez les Kamado, la plus jeune des sœurs s’appelle Hanako, avec le caractère de la fleur, hana : « l’enfant fleur ». Elle meurt avec ses frères la nuit où Muzan frappe la maison. Le nom des Kocho, enfin, ne désigne pas une fleur mais un papillon, l’insecte qui vit de leur nectar.

Ces détails ne changent pas l’histoire, mais ils montrent le soin apporté au moindre nom. Notre article sur le sens des noms de Demon Slayer explique les noms des autres personnages, un par un.

Fleur Où elle apparaît Ce qu’elle évoque
Glycine le mont Fujikasane, les maisons de glycine, le poison de Shinobu la protection contre les démons
Lys araignée bleu le remède de Muzan, la montagne des Kamado l’immortalité impossible
Lycoris rouge le mouvement final de Kanao, Higan shugan les morts et l’autre rive
Prunier, pivoine, pêcher les mouvements du Souffle de la Fleur une beauté qui ne dure pas
Cerisier les sakura mochi et les cheveux de Mitsuri la vie brève et éclatante
Camélia le kimono de Tamayo une fleur qui tombe d’un coup
Lotus les pouvoirs de glace de Doma la pureté retournée en arme

Les fleurs dans vos objets

Les fleurs de la série se retrouvent sur beaucoup d’objets, souvent plus discrets qu’un portrait de personnage. La glycine habille plaids, trousses et parures de lit, le cerisier les sacs-repas et les housses de valise aux couleurs de Nezuko ou de Mitsuri. Si vous cherchez un cadeau pour quelqu’un qui aime la série sans vouloir un visage partout, les motifs floraux sont une bonne piste. Une cape plaid à glycines ou une parure de lit fleurie se glissent dans une chambre d’adulte sans faire trop « fan », tandis qu’un enfant préférera souvent le personnage en grand. Pour un cosplay, le kimono à camélias de Tamayo ou le masque fleuri de Makomo font une entrée remarquée.

Les articles sont livrés en 5 à 12 jours selon l’endroit où vous habitez. Notre rayon de plaids Demon Slayer réunit les plaids et les capes, notre rayon de linge de lit les parures fleuries, et notre collection Shinobu Kocho Demon Slayer les objets aux glycines et aux papillons des sœurs Kocho.

À retenir

  1. La glycine repousse les démons : elle entoure le mont Fujikasane, sert de blason aux maisons de glycine et de poison à Shinobu.
  2. Le lys araignée bleu, que Muzan cherche depuis mille ans, ne s’ouvre que de jour, deux ou trois jours par an.
  3. Le lycoris rouge, fleur des morts, donne son nom au dernier mouvement du Souffle de la Fleur.
  4. Mitsuri doit ses cheveux roses et verts aux sakura mochi, et Tamayo porte des camélias rouges.
  5. Doma fait naître des lotus de glace, la fleur de la pureté changée en arme.

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