En bref
The Hinokami Chronicles est le premier grand jeu vidéo Demon Slayer, sorti le 15 octobre 2021 sur PlayStation, Xbox et PC, puis le 10 juin 2022 sur Nintendo Switch. Développé par CyberConnect2 et édité par Sega hors du Japon, il fait revivre la saison 1 et le Train de l’Infini dans un mode histoire, et propose des combats en équipes de deux. Il est classé PEGI 16 et s’est diffusé à plus de trois millions d’exemplaires.
Au sommaire
Une manette entre les mains, un garçon qui porte sa sœur sur son dos à travers la neige, et soudain les premières notes de la série. The Hinokami Chronicles ne se contente pas de mettre des personnages dans une arène : il fait rejouer l’histoire, scène par scène, jusqu’au matin où Rengoku affronte Akaza. Pour beaucoup de fans, c’est la meilleure façon de revivre la première saison de Demon Slayer après l’avoir vue.
Voici ce que contient le jeu, ce qu’on y fait, qui l’on peut incarner, pour quel âge, et s’il vaut encore la peine en 2026. Notre page sur les jeux vidéo Demon Slayer présente toute la série de jeux.
Qu’est-ce que The Hinokami Chronicles ?
The Hinokami Chronicles, Hinokami Keppûtan en japonais, est un jeu de combat en arène doublé d’une aventure narrative. Son nom vient de la danse du dieu du feu, Hinokami Kagura, que Tanjiro hérite de son père. Le titre annonce la couleur : le jeu suit Tanjiro de près, jusqu’au moment où il découvre cette danse au mont Natagumo.
Le genre mérite une explication. Dans un jeu de combat en arène, les personnages ne s’affrontent pas de profil sur une ligne, comme dans les jeux de combat classiques, mais se déplacent librement dans un décor en trois dimensions. On court, on saute, on contourne l’adversaire, ce qui colle bien aux combats de la série, faits de bonds et de lames qui fendent l’air.
Il a été développé par CyberConnect2, le studio japonais connu pour les jeux Naruto Ultimate Ninja Storm, une référence des adaptations d’anime en jeu de combat. Le studio y applique la même recette : des décors fidèles, des combats spectaculaires, et des cinématiques qui reprennent les plans de l’anime d’ufotable. Notre article sur ufotable, le studio de Demon Slayer présente l’équipe qui a fait l’anime.
Le jeu reprend aussi les voix japonaises de la série, ce qui renforce l’impression de jouer dans un épisode. Notre article sur les seiyû japonais de Demon Slayer présente ces comédiens.
Le nom d’une danse
The Hinokami Chronicles tire son nom de la danse du dieu du feu de la famille Kamado, celle que Tanjiro retrouve au mont Natagumo dans Demon Slayer.
La fiche du jeu
Le tableau résume les grandes lignes du jeu, tel qu’il est sorti en Europe.
| Repère | The Hinokami Chronicles |
|---|---|
| Développeur | CyberConnect2 |
| Éditeur hors du Japon | Sega |
| Sortie | 15 octobre 2021, puis 10 juin 2022 sur Switch |
| Plateformes | PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series, PC, Switch |
| Genre | combat en arène et aventure |
| Modes | histoire en solo, versus en équipes de deux |
| Période couverte | saison 1 et Train de l’Infini |
| Classification | PEGI 16 |
Le jeu a été mis à jour pendant plus d’un an après sa sortie, avec des personnages gratuits puis payants. Sa suite, The Hinokami Chronicles 2, est sortie en 2025. Notre article sur The Hinokami Chronicles 2 la présente en détail. Il n’est pas indispensable d’avoir joué au premier pour lancer le second, mais l’histoire du second reprend exactement là où celle du premier s’arrête, au départ pour le Quartier des plaisirs.
Le mode histoire : revivre la saison 1 et le Train de l’Infini
Le mode histoire suit Tanjiro de la nuit du massacre de sa famille jusqu’à la fin du Train de l’Infini. Le joueur traverse les étapes que les fans connaissent : l’entraînement chez Urokodaki, la Sélection finale, la maison aux tambours, le mont Natagumo, puis le train. Chaque chapitre alterne déplacements libres, scènes racontées et combats.
La structure colle à celle de la saison, épisode après épisode, sans raccourci. Le rythme est celui d’un récit plutôt que d’un jeu de combat pur : on prend le temps de revoir le visage de la mère de Tanjiro, la cabane d’Urokodaki, les rues d’Asakusa, avant que le prochain démon ne surgisse.
Entre deux combats, le joueur se promène librement dans les décors de la série, de parler aux personnages et de ramasser des souvenirs. Les cinématiques reprennent les moments marquants de l’anime, parfois plan pour plan. Pour qui a vu la série, l’émotion revient intacte, et pour qui ne l’a pas vue, le jeu raconte les grandes étapes de l’histoire.
Le mode histoire s’arrête là où commence la saison 2, au Quartier des plaisirs, et ceux qui veulent connaître la suite la trouveront dans le second jeu ou à l’écran. Notre article sur la saison 1 de Demon Slayer raconte les épisodes que le jeu fait revivre, et celui sur l’arc du Train de l’Infini la partie finale.
Les combats de boss
Les temps forts du mode histoire sont ses combats de boss. Le joueur affronte les grands démons de la première saison, chacun dans son décor : la maison aux tambours, la forêt du mont Natagumo, les wagons du train. Ces combats reprennent les attaques des démons et leurs phases de transformation, comme dans l’anime. Les fils de Rui qui se resserrent, les tambours qui font pivoter la maison, les mains qui sortent des banquettes du train : chaque boss a ses pièges, qu’il faut apprendre à éviter.
Les moments clés sont mis en scène avec des séquences où il faut appuyer au bon moment, comme la danse du dieu du feu face à Rui. Le jeu cherche moins la difficulté que la sensation de revivre la scène. Un joueur qui débute termine sans trop de peine le mode histoire, ce qui en fait une bonne porte d’entrée pour un fan qui n’a jamais touché à un jeu de combat. Notre article sur les meilleurs combats de Demon Slayer revient sur ces affrontements tels qu’ils se déroulent dans l’histoire.
Le mode versus : des combats à deux contre deux
À côté de l’histoire, le mode versus propose des combats en arène entre équipes de deux personnages. On choisit un combattant principal et un partenaire, qui intervient en soutien ou qui prend le relais. Les combats se jouent contre l’ordinateur ou contre d’autres joueurs, sur la même console ou en ligne.
Chaque personnage reprend les mouvements de son souffle : les vagues de l’Eau pour Tanjiro et Giyu, la Foudre pour Zenitsu, la Bête pour Inosuke, la Flamme pour Rengoku. Une jauge permet de lancer les techniques les plus puissantes, et une attaque ultime conclut les combats les plus serrés. Un mode entraînement permet de répéter les enchaînements de chaque personnage avant de se mesurer à d’autres joueurs. Notre page sur tous les souffles de Demon Slayer présente ces techniques.
Le système est simple à prendre en main, ce qui en fait un bon jeu pour jouer à deux sur le canapé, entre frères et sœurs ou entre amis. Les combinaisons de deux personnages changent la façon de jouer : un duo Tanjiro et Nezuko ne se manie pas comme un duo Rengoku et Giyu.
Les personnages au lancement
À sa sortie, le jeu compte dix-huit personnages jouables. On y trouve Tanjiro, dans sa version normale et dans sa version danse du dieu du feu, Nezuko, Zenitsu, Inosuke, Giyu Tomioka, Shinobu Kocho et Kyojuro Rengoku. S’y ajoutent des personnages plus inattendus : Sakonji Urokodaki, Sabito, Makomo et Murata, le pourfendeur ordinaire du mont Natagumo.
Tous ne sont pas disponibles d’emblée. Urokodaki, Sabito et Makomo se débloquent après le prologue, Murata après le cinquième chapitre, Rengoku et la version danse du dieu du feu de Tanjiro après le huitième. Le mode histoire sert donc aussi à ouvrir le mode versus, ce qui pousse à le terminer avant d’inviter des amis.
Six personnages viennent de Kimetsu Academy, la parodie scolaire née des pages bonus que l’autrice glissait dans ses tomes : Tanjiro, Nezuko, Zenitsu, Inosuke, Giyu et Shinobu en version lycée. Ces versions changent l’apparence et quelques mouvements, pour le plaisir des fans : Giyu en professeur de sport, le trio en uniforme de lycée. Notre article sur les personnages jouables des Hinokami Chronicles dresse la liste complète des deux jeux, et notre portrait de Murata, le pourfendeur ordinaire raconte ce personnage attachant.
Les mises à jour et les contenus ajoutés
Le jeu s’est enrichi pendant plus d’un an. En novembre 2021, deux démons deviennent jouables gratuitement, Rui et Akaza, suivis de Yahaba et Susamaru. En décembre, Enmu, puis le duo Tamayo et Yushiro, rejoignent la liste. Pour la première fois, on peut incarner les adversaires de Tanjiro. Jouer Rui ou Akaza contre un ami qui a choisi Rengoku, c’est rejouer les grands duels de la série à l’envers.
À partir de l’été 2022, des contenus payants tirés du Quartier des plaisirs arrivent : Tengen Uzui, Nezuko dans sa forme éveillée, le trio dans ses tenues de déguisement, puis Daki et Gyutaro. Ils sont jouables en mode versus, mais le mode histoire, lui, ne couvre pas cet arc. Tous ces personnages ajoutés se retrouvent d’office dans The Hinokami Chronicles 2, qui reprend la liste complète du premier jeu avant d’y ajouter les siens. Notre article sur l’arc du Quartier des plaisirs raconte l’histoire de ces personnages.
Un succès dans le monde entier
The Hinokami Chronicles a dépassé les trois millions d’exemplaires diffusés dans le monde en mars 2023, selon les chiffres communiqués par ses éditeurs et relayés par Anime News Network. C’est un très bon résultat pour un jeu tiré d’un anime, porté par la popularité mondiale de la série après le film du Train de l’Infini. Le jeu est sorti un an après ce film, au moment où Demon Slayer attirait des millions de nouveaux spectateurs dans le monde entier.
Ce succès explique la suite. Sega et CyberConnect2 ont d’abord sorti un jeu de plateau, Sweep the Board, en 2024, puis The Hinokami Chronicles 2 en 2025. Notre article sur les records de Demon Slayer au box-office raconte la popularité de la série au cinéma.
À partir de quel âge ?
Le jeu est classé PEGI 16 en Europe, ce qui signifie qu’il est déconseillé aux moins de seize ans. La raison tient à sa violence : on y tranche des cous, on y voit du sang, et certaines scènes reprennent la dureté de l’anime. En Amérique du Nord, il est classé Teen. Ces repères valent pour un enfant qui joue seul, sans adulte à côté. Les consoles et les PC proposent un contrôle parental qui permet aussi de limiter le temps de jeu et les parties en ligne avec des inconnus.
Pour un plus jeune fan, mieux vaut jouer avec lui les premières fois, ou se tourner vers Sweep the Board, plus familial. Notre article sur Demon Slayer, à partir de quel âge donne des repères pour la série, et notre page Demon Slayer pour les enfants les complète.
Une console aux couleurs de la série
Entre deux parties, la console peut prendre les couleurs de la série. Notre coque pour Nintendo Switch 2, en trois pièces, montre Tanjiro et Nezuko portés par une vague, avec deux coques de manettes assorties. Elle protège la console des rayures et des petits chocs du quotidien, dans un sac comme sur la table du salon. Elle est rangée dans la collection des coques de manettes et de Switch, et la collection Tanjiro Kamado au complet rassemble tout ce qui porte le héros du jeu.

Coque Switch 2 Tanjiro et Nezuko
Coque rigide en trois pièces pour Switch 2 : Tanjiro et Nezuko sur une vague blanche, manettes assorties.
Voir le produit · 54,90 €Un bureau de joueur Demon Slayer
Pour ceux qui jouent sur PC, le bureau aussi peut changer d’allure. Une touche chibi de Tanjiro en résine se monte sur un clavier mécanique, à la place de la touche Échap par exemple, et notre tapis de bureau au collage de combat couvre tout l’espace de jeu, en quatorze formats. Une touche d’Akaza en version grosse tête existe aussi, pour ceux qui préfèrent jouer les démons. Elles se trouvent dans la collection des claviers et keycaps et la collection des tapis de souris.

Keycap chibi Tanjiro
Touche de clavier en résine, tête chibi de Tanjiro, pour interrupteur à tige en croix.
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